| | | Réflexions sur la question juive | |
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Otton Prince

Nombre de messages: 999 Localisation: Repertoireuropeen (Blog) Date d'inscription: 19/10/2008
 | Sujet: Réflexions sur la question juive Mer 04 Nov 2009, 10:35 am | |
| Le saviez-vous ? 900 000 Juifs ont été exclus ou expulsés des Etats arabo-musulmans entre 1940 et 1970.L’histoire de la disparition du judaïsme en terres d’islam est la clef d’une mystification politique de grande ampleur qui a fini par gagner toutes les consciences. Elle fonde le récit qui accable la légitimité et la moralité d’Israël en l’accusant d’un pseudo « péché originel ». La fableLa fable est simpliste : le martyre des Juifs européens sous le nazisme serait la seule justification de l’État d’Israël. Sa « création » par les Nations Unies aurait été une forme de compensation au lendemain de la guerre. Cependant, elle aurait entraîné une autre tragédie, la « Nakba », en dépossédant les Palestiniens de leur propre territoire. Dans le meilleur des cas, ce récit autorise à tolérer que cet État subsiste pour des causes humanitaires, malgré sa culpabilité congénitale. Cette narration a, de fait, tout pour sembler réaliste. Elle surfe sur le sentiment de culpabilité d’une Europe doublement responsable : de la Shoah et de l’imposition coloniale d’Israël à un monde arabe innocent. Dans le pire des cas, cette narration ne voit en Israël qu’une puissance colonialiste qui doit disparaître. Ce qui explique l’intérêt d’accuser sans cesse Israël de génocide et de nazisme : sa seule « raison d’être » (la Shoah) est ainsi sapée dans son fondement. La « Nakba » est le pendant de la Shoah. La synthèse politiquement correcte de ces deux positions extrêmes est trouvée dans la doctrine de l’État bi-national ou du « retour » des « réfugiés » qui implique que les Juifs d’Israël mettent en oeuvre leur propre destruction en disparaissant dans une masse démographique arabo-musulmane. Les implicationsCe discours manichéen a plusieurs implications symboliques et idéologiques : * Il délégitime l’État d’Israël et justifie sa destruction. * Il implique que les Juifs ne sont pas un peuple et qu’ils n’ont aucun lien avec la « Palestine ». * Il entraîne que leur constitution en nation est en soi une violence et une mystification. * Il leur interdit la jouissance du droit à l’autodétermination qui est le privilège de tout groupe humain quel qu’il soit. * Il accuse le sionisme d’avoir mis fin à la « coexistence pacifique » judéo-arabe : il aurait été responsable du départ des Juifs des pays arabo-musulmans. * Il innocente, par principe, les Palestiniens et les Etats arabo-musulmans. * Il « autochtonise » les « Palestiniens » alors que l’adjectif « palestinien » désignait auparavant les Juifs du Yichouv. La « Palestine » d’aujourd’hui est, en effet, une invention récente, qui date des années 1970. Or, ce récit s’expose à une contradiction majeure : - La majorité de la population israélienne n’est ni originaire d’Europe, ni rescapée de la Shoah, et ce, dès les années 1950. Originaire des pays arabo-musulmans, elle est partie prenante de l’histoire politique et humaine de la région. La mystificationLe destin de cette population est significatif : entre les années 1940 et 1970, elle a été expulsée ou exclue et poussée au départ. 900 000 Juifs d’alors ont dû fuir des pays où ils étaient présents bien avant l’invasion islamique du VII° siècle: 600 000 se sont réinstallés en Israël, le reste, en majorité en France. · Dans leur grande majorité, ces populations ne sont pas parties volontairement mais sous le coup d’un véritable « statut des Juifs », d’un antisémitisme d’État, souvent systématique, soutenu par un arsenal de lois et de règlements. · Cet événement massif et considérable, concernant 10 pays, sur une longue période, commençant dans les années 1920 pour certaines régions, est l’objet d’une véritable mystification qui prend la forme du mythe de la symbiose judéo-arabe que toute l’histoire dément, y compris l’âge andalou. · Ce mythe n’est pas inoffensif : il est la couverture d’un projet de destruction de l’État d’Israël et connaît une diffusion mondiale, dans les pays les plus éloignés de l’arène du conflit. Il retentit sur la condition des Juifs dans les pays occidentaux et sur la réception de l’islam en leur sein. Il est temps de restaurer le récit historique juif ! Ce n’est pas une question de mémoire, ni de dignité ou de reconnaissance, mais une question politique qui engage la justice. Car les populations concernées sont toujours vivantes : la plus grande partie des Juifs du monde arabo-musulman constitue la majorité des citoyens israéliens et des Juifs de France. Ils ont été victimes de violences, de graves spoliations économiques et financières de la part des nouveaux Etats arabes. L’histoire des 40 dernières années a montré que les passer sous silence se retournait nécessairement contre elles. Leur présence en Israël n’est pas une cause humanitaire – même si leur expulsion en fit des réfugiés contraints de quitter leur pays et d’abandonner leurs biens. Réfugiés, ils le furent clairement au Yémen, en Irak, en Egypte, en Libye. Ailleurs, ils le furent objectivement si partir précipitamment, sous la menace, en abandonnant ses biens, définit la condition de réfugié. L’enjeu inavoué* Les Juifs du monde arabe constituaient une nation dominée, assignée au statut infâme de dhimmi. La seule tolérance qu’ils connurent dans ces pays fut l’époque coloniale où ils échappèrent à cette condition dégradante de parias. * Il faut voir dans l’immigration de ces populations en Israël le processus d’autodétermination d’une nation dominée du monde arabo-musulman au moment même où le nationalisme arabe conduisait à la création d’Etats qui n’existaient pas auparavant. * Cette autodétermination s’identifiait naturellement avec le sionisme en quête d’auto-émancipation. * C’est ainsi que l’existence d’Israël et le sionisme sont perçus dans la perspective du monde arabo-musulman : comme la rébellion d’une nation dominée contre la loi de l’islam et la oumma. C’est la cause unique du conflit israélo-arabe. * La Palestine n’a jamais été une entité politique, culturelle, identitaire. Il n’y a pas de « Palestine » avant l’instauration du mandat britannique par la Société des Nations, en 1920. Une partie des Palestiniens sont des immigrés du monde arabe, installés là, à la fin du XIXe siècle et au début du XXe, favorisés par la politique ottomane et attirés par la prospérité économique, apportée par les Juifs. Ils sont, au plus, aussi « palestiniens» que les Juifs. Yasser Arafat comme Edward Saïd étaient des Egyptiens. C’est un tout autre paysage historique et politique qui transparaît sous la chape de plomb de la mystification. * L’État d’Israël, reconnu en 1948 par le Conseil de sécurité, est aussi légitime que les États arabes, pure invention post-coloniale. Ils n’existaient pas auparavant. Avant la colonisation européenne, leurs territoires étaient sous le pouvoir colonial - mais musulman - de l’empire ottoman. * Il n’a pas de dette envers les Palestiniens. Un échange de populations s’est produit à cette époque d’après guerre : en Europe, pour environ 18 000 000 de personnes (dont le déplacement vers l’Allemagne de 12 000 000 de ressortissants d’origine allemande, provenant de 5 pays) ; en Asie, pour les 12,5 millions d’Indous et de Pakistanais à la suite de la sécession du Pakistan musulman en 1947-1948. Rappelons le transfert, avant-guerre, de 1,3 millions de Grecs et de 400 000 Turcs, de 200 000 Bulgares en 1923-1933, et combien d’autres échanges de populations dans le monde entier. Parmi elles, 900.000 Juifs et 600.000 Palestiniens. * Par contre, la dette arabe est réelle : les biens juifs spoliés sont 500 fois supérieurs à ceux des Palestiniens. * Les Palestiniens et les États arabes sont les seuls responsables de leur situation : - Ils ont systématiquement refusé tous les partages de la Palestine mandataire, alors que les Juifs l’acceptaient. Un Etat palestinien s’est néanmoins déjà créé sur les deux tiers de la Palestine : la Jordanie. 75% de sa population est « palestinienne », même si le pouvoir est aux mains d’une minorité bédouine qui n’hésita pas à massacrer les « réfugiés palestiniens » lors du dramatique « Septembre noir » de 1970 (10 000 morts, 110 000 blessés). - C’est la « Transjordanie » (créée en 1922 par l’empire britannique) qui a occupé et annexé les territoires de Judée et Samarie et Jérusalem-est, lors d’une guerre de conquête en 1947-1948. Elle devint alors la « Jordanie » et les territoires occupés, la « Cisjordanie ». Aucun mouvement de libération palestinien ne se dressa contre cette occupation, ni contre celle de la bande de Gaza par l’Egypte. La « Palestine » n’était pas encore née. - Les réfugiés palestiniens ne sont pas innocents : ils étaient partie prenante de l’agression des États arabes contre Israël. Leur départ ou expulsion est directement lié à cette situation. - Les Juifs des 10 pays arabo-musulmans n’étaient pas sur le terrain du conflit armé, ni ne constituaient une puissance menaçant les États arabes où ils résidaient. · Les Etats arabes n’ont pas intégré les réfugiés palestiniens, à l’inverse d’Israël pour ses réfugiés, pour en faire des foyers de guerre permanents. · Les Palestiniens, y compris les « modérés », refusent toujours aujourd’hui le partage du territoire mandataire restant après la création de la Transjordanie, en refusant à Israël le droit à son caractère national juif, alors qu’ils définissent la Palestine comme arabe et islamique, une terre où, selon leurs documents constitutionnels et leur pratique, il n’y aurait plus aucun juif et où il n’y a déjà quasiment plus de chrétiens. · L’existence d’Israël pose le problème du droit de vivre en sujets libre et souverains des nations non musulmanes dans l’aire musulmane. L’extermination des Arméniens, d’abord par l’empire ottoman, puis par le nouvel Etat turc, a représenté la première répression d’une population dhimmie en quête d’indépendance nationale. Il n’y a quasiment plus de Juifs aujourd’hui dans le monde arabo-islamique et les chrétiens y sont en voie de disparition. L’enjeu contemporainLe critère déterminant d’appréciation de la situation d’Israël n’est pas seulement la Shoah des Juifs d’Europe mais celle dont le monde arabo-islamique menace l’Etat d’Israël, qui résume l’impasse tragique que le « statut des Juifs », mis en oeuvre lors de la fondation des nouveaux États arabes, y annonçait, et que la création de l’État et sa victoire militaire ont suspendue. Elle plane toujours sur sa tête et la menace nucléaire iranienne lui donne toute sa crédibilité. Le peuple juif n’est pas une cause humanitaire mais un peuple de l’histoire et il a le droit à la souveraineté sur une terre qui a connu trois Etats juifs et depuis la plus haute antiquité, en un temps où ni le mot arabe, ni le mot islam n’étaient encore connus. La condition des Juifs n’est pas vouée à la marginalité ou à la soumission par on ne sait quelle fatalité. Ces quelques vérités constituent le B-A BA d’une vision saine et objective de la situation, fondée sur la réalité des faits. Tels sont les éléments historiques et politiques qui doivent inspirer le discours juif aujourd’hui. Il est temps de reprendre l’initiative morale, symbolique, idéologique du débat et du combat. © Shmuel Trigano |
|  | | LeParia Langue pendue

Nombre de messages: 47 Age: 21 Localisation: Paris Date d'inscription: 12/10/2009
 | Sujet: Flucht und Vertreibung Jeu 05 Nov 2009, 12:45 pm | |
| Et oui, c'est tout ce qu'on retient de la seconde guerre mondiale, et de l'après... Israel, trouve sa légitimité dans son marthyr... C'est gros tout de même ! Je veux bien que Israel trouve sa justification dans l'expulsion des juifs sepharades des terres arabes vers Israel (et la France en 1962); mais qu'on ne me dise pas que l'Europe doivent encore payer. Le Réich a tué 6000 000 de personnes dans ses camps de la mort. Des juifs, evidemment, la majorité. Mais aussi, et on les oublie: tzignes, handicapés mentaux, homosexuels, communistes et resistants. Les tsiganes ont subit le même marthyr que les juifs, et ça a continué jusqu'en 1992 (tchéquie: castration chimiques) un tiers de leur population réduite ! Les allemands ont plus que payé pour les nazis: APRES 1945, les alliés ont contraint 12.5 millions d'allemands à quitter leur pays. ( Ces 12.5 millions ne prennent pas en compte les déplacés durant le conflit !! ) Je n'essaie pas de minimiser la cruauté qu'à connu le peuple juif. Il a souffert, et mérite Israel. Mais ça suffit. Le temps de la repentance est révolu. Pleure t'on les morts allemands, victimes de la cruauté des armées rouges et alliées ? Et les arabes... ma foi, n'oubliez pas que c'est en réponse à la création d'Israel que ces expulsions ont eu lieu. Cordialement ! |
|  | | Liliacorde Prince

Nombre de messages: 760 Date d'inscription: 07/02/2009
 | Sujet: Re: Réflexions sur la question juive Jeu 05 Nov 2009, 6:43 pm | |
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|  | | Otton Prince

Nombre de messages: 999 Localisation: Repertoireuropeen (Blog) Date d'inscription: 19/10/2008
 | Sujet: Re: Réflexions sur la question juive Jeu 05 Nov 2009, 7:06 pm | |
| Le mufti de Jérusalem, Haj Amin al-Husseini (1895-1974), qui fut l’ami et l’allié d’Hitler, a collaboré à la réalisation de la « Solution finale » entre 1942 et 1946. Donc dire que les arabes n’ont aucune responsabilité dans cette tragédie que l’Europe a infligée au peuple juif, ça me laisse patois. | Citation: | | La Palestine n’a jamais été une entité politique, culturelle, identitaire. Il n’y a pas de « Palestine » avant l’instauration du mandat britannique par la Société des Nations, en 1920. Une partie des Palestiniens sont des immigrés du monde arabe, installés là, à la fin du XIXe siècle et au début du XXe, favorisés par la politique ottomane et attirés par la prospérité économique, apportée par les Juifs. Ils sont, au plus, aussi « palestiniens» que les Juifs. Yasser Arafat comme Edward Saïd étaient des Egyptiens. |
Parfaitement.
De plus, le sionisme est né dans l'empire Ottoman. En 1565, les juifs dont (Shabbataï Zev) et Joseph Nasi achetaient déjà des bouts de terres autour de Tibériade où il installa des réfugiés. |
|  | | Liliacorde Prince

Nombre de messages: 760 Date d'inscription: 07/02/2009
 | Sujet: Re: Réflexions sur la question juive Jeu 05 Nov 2009, 7:24 pm | |
| Otton, En 1 quart d'heure, je doute que tu ais eu le temps de lire les articles, et écouter la vidéo... peux tu citer alors l'article, sur lequel tu réagissais, merci ( me laisse pantois) |
|  | | Otton Prince

Nombre de messages: 999 Localisation: Repertoireuropeen (Blog) Date d'inscription: 19/10/2008
 | |  | | LeParia Langue pendue

Nombre de messages: 47 Age: 21 Localisation: Paris Date d'inscription: 12/10/2009
 | Sujet: Re: Réflexions sur la question juive Jeu 05 Nov 2009, 11:37 pm | |
| Petit quart d'heure antisémite: Désolé, je risque d'être antisémite. Depuis tout petit, j'ai cette réflexion: si de tout temps, en tout lieu les juifs ont toujours était haïs et persécutés, c'est que ce qu'on dit partout et de tout temps sur les juifs doit avoir un fond de vérité... Aaargh !! Bon, pour m'exorciser de mon antisémitisme je vais être bougnoulophobe: Depuis tout petit, j'ai cette réflexion: si tout le monde se plaint des arabes, comme quoi ils foutent le bordel, volent, violent et tuent.. Si tout le monde le dit, c'est qu'il doit bien y avoir un fond de vérité non ? Et maintenant un coup de si tous les peuples de la terre venere la suedoise comme étant la plus belle femme de la terre, peut être y a t'il un fond de vérité... |
|  | | Liliacorde Prince

Nombre de messages: 760 Date d'inscription: 07/02/2009
 | Sujet: Re: Réflexions sur la question juive Ven 06 Nov 2009, 11:54 am | |
| | LeParia a écrit: | Petit quart d'heure antisémite: Désolé, je risque d'être antisémite. Depuis tout petit, j'ai cette réflexion: si de tout temps, en tout lieu les juifs ont toujours était haïs et persécutés, c'est que ce qu'on dit partout et de tout temps sur les juifs doit avoir un fond de vérité... Aaargh !!
Bon, pour m'exorciser de mon antisémitisme je vais être bougnoulophobe: Depuis tout petit, j'ai cette réflexion: si tout le monde se plaint des arabes, comme quoi ils foutent le bordel, volent, violent et tuent.. Si tout le monde le dit, c'est qu'il doit bien y avoir un fond de vérité non ?
Et maintenant un coup de si tous les peuples de la terre venere la suedoise comme étant la plus belle femme de la terre, peut être y a t'il un fond de vérité... |
Oui, je partage.
soit fier d'etre anti juif malgré toi,
soit fier d'etre anti crouille, malgré toi,
et soit fier d'aimer les blondes et de détester les "glagues sur les bolndes" ( glague raciste pour former l'ethno masochisme collectif),
malgré toi aussi, puisqu'elles sont de race blanche |
|  | | Liliacorde Prince

Nombre de messages: 760 Date d'inscription: 07/02/2009
 | Sujet: Re: Réflexions sur la question juive Ven 06 Nov 2009, 11:58 am | |
| | Otton Wann a écrit: | | Liliacorde a écrit: | Otton, En 1 quart d'heure, je doute que tu ais eu le temps de lire les articles, et écouter la vidéo...
peux tu citer alors l'article, sur lequel tu réagissais, merci ( me laisse pantois) |
Je régissais au premier article et à Leparia.
Sinon, je n'ai pas encore (re)lu car je l'ai déjà écouté. Et je connais le Discours de Benjamin Freedman. Rappelles-toi qu'on est ici sur un fil traitant des réflexions sur la question juive . |
"t'as de belle dent, toi "
Je sais que tu fais une difference entre les juifs en tant que peuple, famille individu, et le sionisme. La question juive lie les deux, on ne peut aborder la question juive sans aborder les roles, les mouvances et diverses variantes de culte, donc il faut tout reprendre, et ne rien distinguer, sinon, les hommes et l'idéologie, mais ça, on ne peut le faire sans aborder l'histoire tout entiere. Ce serait aborder l'histoire du gouvernement de vichy, en n'abordant que le sujet de la fete des meres. |
|  | | Otton Prince

Nombre de messages: 999 Localisation: Repertoireuropeen (Blog) Date d'inscription: 19/10/2008
 | Sujet: Re: Réflexions sur la question juive Mar 10 Nov 2009, 9:52 pm | |
| Il ne faut pas désespérer MontfermeilNos anti-feujs de banlieue seraient-ils de banals antisémites ? Publié le 12 décembre 2008 à 12h00 • 412 réactions • CauseurPar Pierre Jourde, romancier, essayiste, critique littéraire et universitaire. L’antisémitisme nouveau est arrivé. Il remporte un certain succès parmi ce que les journalistes appellent, à leur manière pateline, les jeunes des quartiers, c’est-à-dire, en gros, parmi des adolescents issus de l’immigration africaine. Evidemment, le phénomène gêne un peu. Pour le prêt-à-penser de gauche, il était plus facile d’envisager le bon vieil antisémitisme à la Drumont, que l’on pouvait tranquillement imputer au seul Français de souche. Comment ? immigré, victime, et antisémite ? Ça n’existe pas, ce n’est pas possible. Ou alors, il y a des excuses. Cette excuse est toute trouvée : elle s’appelle Israël. Tout va bien : l’antisémitisme n’est plus de l’antisémitisme, c’est de l’antisionisme. Et comme le sionisme, depuis 1975, est assimilé au racisme, être antisioniste, c’est être antiraciste. Les jeunes d’origine maghrébine ne font après tout qu’exprimer leur solidarité avec les frères palestiniens opprimés. Entre victimes de l’injustice et du néocolonialisme, il faut bien s’entraider. De même, les jeunes gens originaires d’Afrique noire ne s’attaquent aux Juifs que parce que ceux-ci incarnent à leurs yeux l’esclavagisme, selon la pertinente analyse historique de la tribu Ka et de Dieudonné. Merci, bonne fée Israël. Grâce à ta baguette magique, tu transformes une vieille crapulerie raciste en militantisme de damnés de la terre. Que ferions-nous sans toi ? Les Palestiniens sont victimes d’une injustice inacceptable. Soit. Depuis soixante ans, sans relâche, les médias du monde entier se focalisent sur ce conflit. On se dit tout de même que la rentabilité injustice/information est très faible, si l’on ne considère que le rapport entre le nombre de morts et la quantité de papiers et d’images déversés sur le monde en général, et les masses arabes en particulier. Même rentabilité faible si l’on prend en compte la quantité de personnes concernées, importante certes, mais moins qu’en d’autres lieux de la planète. Quant aux atrocités commises, n’en parlons pas, une plaisanterie. Au nombre de morts, de réfugiés, d’horreurs, il y a beaucoup mieux, un peu partout. Remarquons, à titre d’apéritif, qu’avec la meilleure volonté du monde, Tsahal aura du mal à exterminer autant de Palestiniens que l’ont fait, sans états d’âmes, les régimes arabes de la région, notamment la Syrie, le Liban et la Jordanie, qui n’en veulent pas, eux non plus, des Palestiniens, et qui ont peu de scrupules humanitaires lorsqu’il s’agit de s’en débarrasser. Mais Israël est un coupable idéal, non seulement dans nos banlieues, mais en Europe en général. Nous le chargeons de toute notre mauvaise conscience d’anciens colonisateurs. Une poignée de Juifs qui transforme un désert en pays prospère et démocratique, au milieu d’un océan de dictatures arabes sanglantes, de misère, d’islamisme et de corruption, voilà un scandale. Il faut donc bien que cela soit intrinsèquement coupable, sinon où serait la justice ? L’injustice est avant tout israélienne. Ce n’est même pas un fait, c’est une métaphysique. Cent chrétiens lynchés au Pakistan valent moins, médiatiquement parlant, qu’un mort palestinien. Pourquoi l’injustice commise envers les Palestiniens reçoit-elle vingt fois plus d’écho que celle faite aux Tibétains, aux Tamouls, aux chrétiens du Soudan, aux Indiens du Guatemala, aux Touaregs du Niger, aux Noirs de Mauritanie ? Y a-t-il plus de gens concernés, plus de sang versé, une culture plus menacée dans son existence ? En fait, ce serait plutôt l’inverse. Que la Papouasie soit envahie par des colons musulmans qui massacrent les Papous et trouvent, en plus, inacceptable de voir les rescapés manger du cochon, voilà qui ne risque pas de remporter un franc succès à Mantes la Jolie. Que des sales Nègres, considérés et nommés comme tels, soient exterminés par des milices arabes au Darfour, les femmes enceintes éventrées, les bébés massacrés, voilà qui ne soulève pas la colère des jeunes des cités. Et c’est dommage : si l’on accorde des circonstances atténuantes à un jeune Français d’origine maghrébine qui s’en prend à un Juif à cause de la Palestine, alors il serait tout aussi logique de trouver excellent que tous les Maliens, Sénégalais ou Ivoiriens d’origine s’en prennent aux Algériens et aux Tunisiens. Voilà qui mettrait vraiment de l’ambiance dans nos banlieues. Le racisme franchement assumé des Saoudiens ou des Emiratis envers les Noirs, les Indiens ou les Philippins, traités comme des esclaves, ne soulève pas la vindicte de la tribu Ka, ni des Noirs de France. La responsabilité directe des Africains dans la traite des Noirs n’induit pas des pogroms de guinéens par les Antillais. Pourquoi seulement Israël ? A moins que la haine d’Israël ne soit que le paravent du bon vieil antisémitisme ; mais non, cela n’est pas possible, bien entendu. Israël, 20.000 km2, 7 millions d’habitants, dont 5 millions de Juifs, est responsable du malheur des Arabes, de tous les Arabes, qu’ils soient égyptiens, saoudiens ou français. Israël est l’Injustice même. En le rayant de la face du globe, en massacrant les Juifs, on effacerait l’injustice. C’est bon, de se sentir animé par une juste colère. C’est bon, d’éprouver la joie de frapper et de persécuter pour une juste cause. Voilà pourquoi il ne faut pas dire aux “jeunes des cités” que les deux millions d’Arabes israéliens ont le droit de vote, élisent leurs députés librement. Ne leur dites pas qu’Israël soutient financièrement la Palestine. Ne leur dites pas que des milliers de Palestiniens vont se faire soigner dans les hôpitaux israéliens. Ne leur dites pas que l’université hébraïque de Jérusalem est pleine de jeunes musulmanes voilées. Ne leur demandez pas où sont passés les milliers de Juifs d’Alexandrie. Il en reste trente aujourd’hui. Ne leur demandez ce qu’il est advenu de tous les Juifs des pays arabes. Ne leur demandez pas s’ils ont le droit au retour, eux aussi. Ne leur demandez pas quelle est la société la plus “métissée”, Israël ou la Syrie. Ne leur dites pas que, s’il y a de nombreux pro-palestiniens en Israël, on attend toujours de voir les pro-israéliens dans les pays arabes. Ne leur dites pas que le négationnisme ou l’admiration pour Hitler ne sont pas rares dans les pays arabes ; que, lorsqu’il s’est agi d’illustrer les différentes cultures par leurs grands textes, la bibliothèque d’Alexandrie a choisi d’exposer, pour le judaïsme, le Protocole des Sages de Sion ; que ce faux antisémite est largement diffusé dans les pays arabes. Ne leur dites pas que, du point de vue des libertés, de la démocratie et des droits de l’homme, non seulement il vaut mille fois mieux être arabe en Israël que juif dans un pays arabe, mais sans doute même vaut-il mieux être arabe en Israël qu’arabe dans un pays arabe. Ne leur dites pas qu’Alain Soral, du Front national, qu’ils détestent tant, est allé manifester son soutien au Hezbollah, qu’ils admirent si fort. Si on leur enlève la méchanceté d’Israël, que deviendront ceux d’entre eux qui s’en prennent aux feujs, sinon des brutes incultes, bêtement, traditionnellement antisémites ? Il ne faut pas désespérer Montfermeil. Mais après tout, on peut tout de même essayer de leur dire tout cela sans trop de risque. Ils traiteront l’informateur de menteur, d’agent du Mossad, de représentant du lobby sioniste ou de raciste. Ils auront raison. Pourquoi se défaire de la commode figure du Croquemitaine responsable de toute la misère du monde ? Elle évite de s’interroger sur ses propres insuffisances. |
|  | | Liliacorde Prince

Nombre de messages: 760 Date d'inscription: 07/02/2009
 | Sujet: Re: Réflexions sur la question juive Mar 10 Nov 2009, 11:05 pm | |
| | Otton Wann a écrit: | Il ne faut pas désespérer Montfermeil
Nos anti-feujs de banlieue seraient-ils de banals antisémites ?
Publié le 12 décembre 2008 à 12h00 • 412 réactions • Causeur
Par Pierre Jourde, romancier, essayiste, critique littéraire et universitaire.
Et comme le sionisme, depuis 1975, est assimilé au racisme, être anti sioniste, c’est être antiraciste. |
Je crois que je viens d'avoir un déclic, j'ai regarder derrière moi, pas d'arme, houf, donc c'est bien une idée....
Les sionistes sont raciste : vrai, les règles qu'ils appliquent le sont. Les anti sionistes sont donc anti-raciste... Bon, entendu sur le fait que les sionistes, sont non ennemi ? Oui j'ai bon ? Donc les anti sionistes sont nos amis
Maintenant, tous les juifs sont ils sionistes? NOn. pas sur, mais admettons... Mais, parmis les sionistes, y a t il des non juifs ? Oui. Les juifs pratiquant, revendiquant, prosélytes sont il des allogènes ? Oui.
Y a t il des juifs du milieux qui soient contre le sionisme ? Benjamin freeman aura t il été le seul ?
Maintenant une question : Peut on considérer que des juifs ashkénazes, de ceux qui ne se disent pas juifs, qui sont donc mieux "européanisés" que n'importe quel juifs se disant juif et qui hérite de rites orientaux, soient accepté dans le giron européen, parce qu'ils ont perdu l'identité juive, jusqu'à ignorer cette particularité hérité d'une lignée d'orient, au même titre que les peuples de la Russie orientale, dans une vision d'une Europe puissance, ou d'une euro-sibérie ? |
|  | | LeParia Langue pendue

Nombre de messages: 47 Age: 21 Localisation: Paris Date d'inscription: 12/10/2009
 | Sujet: Re: Réflexions sur la question juive Mer 11 Nov 2009, 12:25 am | |
| Hmmm... Les sionistes sont racistes : faux, être sioniste c'est aspirer à la création d'un Etat juif et c'est tout. Par contre il est vrai que la majorité des parlementaire israeliens sont racistes puisqu'ils souhaitent dans l'idéal, un échange de populations arabes contre des populations juives entre palestiniens et israeliens. Les antisionistes sont donc antiraciste : Euh... ça ne veut rien dire. Tou les juifs sont ils sionistes : les rabins les plus orthodoxes refusent israel car Dieu leur a interdit jusqu'a ce que le temple soit rebati il me semble. Mais parmis les sionistes y a t'il des juifs ? Oui  Hitler était sioniste, et envisagait un etat juif a madagascar. Les juifs pratiquant, revendiquant, prosélytes sont il des allogènes ? La race n'a rien à voir avec la religion; les juifs sont un peuple, pas une race. Et pour moitié c'est un peuple européen ashkenaze, et pour l'autre moitié, un peuple arabe sepharade. Perso: je m'en fiche un peu du sionisme, tant qu'il reste en sionnie. Ca m'a vraiment insupporter toute ces manifs l'an dernier ! Ca illustre juste l'intensification des reseaux muslmans qui savent desormais s'organiser. Cette communauté devient puissante; aussi puissante que la juive, même si elle n'a pas encore de poids economique et politique. |
|  | | | | Réflexions sur la question juive | |
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| | Sondage | | | Êtes-vous favorables à... | | Une Europe-Puissance unitaire. | | 16% | [ 11 ] | | Une Europe-Puissance fédérale. | | 31% | [ 21 ] | | Une Europe des Nations confédérale. | | 34% | [ 23 ] | | Aucune Europe solidaire. | | 12% | [ 8 ] | | Ne sais pas. | | 4% | [ 3 ] |
| | Total des votes : 66 |
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