Otton Prince

Nombre de messages: 999 Localisation: Repertoireuropeen (Blog) Date d'inscription: 19/10/2008
 | Sujet: Misère de la sociobiologie et de l'Utilitarisme ? Sam 20 Juin 2009, 1:51 am | |
| Salutation, Pour commencer, je suis surpris que Yves Christen, l'un des premiers promoteurs de la sociobiologie* en France, est l'une des premières figures du GRECE. Et d'un point de vue gauchist', je ne suis pas surpris** que Polémia a rédigé cette semaine un article presque élogieux à propos de son dernier ouvrage : http://www.polemia.com/article.php?id=2234Peu de jours avant, Elisabeth Lévy s'est entretenu avec Yves Christen : http://www.lepoint.fr/actualites-chroniques/2009-05-14/christen-l-animal-est-une-personne/989/0/343435Un peu de lecture : http://fr.wikipedia.org/wiki/SociobiologiePour résumer, la sociologique vise à expliquer le pourquoi du comportement altruiste envers un autre individu. * L’HEURE DE LA SOCIOBIOLOGIE de Yves CHRISTEN - Albin Michel – 1979 : http://www.ac-orleans-tours.fr/ses/pedagogie/fiches%20lecture/heure_sociobiologie.html** La génétique est ici aussi utilisée pour expliquer le social, l’application pratique reste une finalité. On en veut pour exemple les propositions de la revue La Nouvelle École, émanation du Club de l’Horloge et du GRECE (Groupement de Recherche et d’Étude pour la Civilisation Européenne) qui, se réclamant de la sociobiologie, prônait, tout comme le faisait en son temps Montandon, des mesures en faveur de l’eugénisme (stérilisation des “tarés”, refus du métissage, de l’utopie égalitaire,etc.). Sébastien JarnotCritiques | Citation: | La récupération idéologique par l’extrême droite
Les applications de la sociobiologie à l’humain ont été utilisées pour justifier des idéologies d’extrême droite. En particulier, en France, un groupuscule d’intellectuels appelé « la nouvelle droite » s’est emparée des concepts de la sociobiologie pour les appliquer à l’humain, afin de justifier les hiérarchies sociales.
La nature humaine a besoin de hiérarchie.
La biologie a prouvé que les hommes sont naturellement inégaux.
Hommes et femmes diffèrent aussi par leur cerveau.
Confirmation, l’intelligence est héréditaire.
Simone de Beauvoir avait tort, la féminité est innée.
Toutes ces phrases sont de Yves Christen (membre de la nouvelle droite), dans Le Figaro Magazine. Certaines déclarations de l’extrême-droite française rappellent étrangement les théories de la parentèle :
J’aime mieux mes filles que mes cousines, mes cousines que mes voisines, mes voisines que les inconnus et les inconnus que mes ennemis. Par conséquent, j’aime mieux les Français, c’est mon droit, j’aime mieux les Européens ensuite, et puis ensuite j’aime mieux les Occidentaux, et puis j’aime mieux dans les autres pays du monde ceux qui sont alliés et ceux qui aiment la France.
Jean-Marie Le Pen, lors de l’émission de télévision L’heure de vérité, sur Antenne 2 en mars 1984
Selon ce courant politique, l’organisation sociale reflète un programme biologique ; elle est régie par des « lois naturelles » qu’il serait fautif de contrarier. Ceci permet de justifier les hiérarchies, les inégalités sociales, la xénophibie et le racisme (quelquefois dissimulés sous un masque de « préférence » pour le proche) et les différences entre l’homme et la femme.
Comme le fait remarquer Patrick Tort, il s’agit d’une remise à jour du darwinisme social du 19ème siècle). La sociobiologie est un darwinisme social auquel on a passé un vêtement supplémentaire indisponible du temps de Darwin : celui de la génétique.
Son intention principale est d’accréditer l’idée selon laquelle certaines hiérarchies et certains déterminismes profonds relevant de composantes innées et du jeu sélectif ont un prolongement homogène et nécessaire dans l’organisation des sociétés humaines et dans les pratiques comportementales des individus qui les forment. Patrick Tort (1985), p85
Michel Veuille souligne l’absence de fondement scientifique de ces théories de la nouvelle droite, et le fait que la science n’est brandie que comme un prétexte pour justifier des préjugés tenaces. L’idée qu’il existe une “nature essentielle” des peuples de telle ou telle “race” [...] ne doit rien à telle ou telle science. Le racisme “scientifique” se réclame aujourd’hui du darwinisme parce que cette théorie jouit à notre époque d’un prestige certain, mais des tentatives semblables existent bel et bien avant Darwin. Michel Veuille, La Sociobiologie. P. 117
Evolution biologique et évolution culturelle
Les raisonnements sociobiologistes reposent généralement sur l’hypothèse d’une transmission héréditaire des comportements. Cependant, comme le fait remarquer Wilson, la sélection pourrait agir sur des traits transmis culturellement (par apprentissage). On peut en effet imaginer que la transmission culturelle d’un comportement confère un avantage sélectif au groupe, et cet avantage favorise donc la perpétuation de ce comportement. Sur base de ce raisonnement, Wilson a entrepris une histoire sélective des cultures (et donc des humains appartenant à telle ou telle culture). Selon cette théorie, la transmission de la culture serait, comme la transmission génétique, sujette à des erreurs (mutations) et pourrait se transmettre d’une génération à l’autre. Chaque culture possèderait une valeur adaptative et serait sujettes à variation et sélections (Dawkins 1976; Lumdsen & Wilson, 1981). |
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Liliacorde Prince

Nombre de messages: 773 Date d'inscription: 07/02/2009
 | Sujet: Re: Misère de la sociobiologie et de l'Utilitarisme ? Mar 23 Juin 2009, 11:01 pm | |
| Doutes tu que l'animal ait "une conscience " et donc qu'il soit à considéré comme une personne ? |
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