D'après cette définition :
L'origine du terme
paganus est elle-même sujette à polémique. Pour certains,
paganus signifiait « civil », pour d'autres, « paysan ».
Dans le premier cas, les Chrétiens se considèrent comme des
soldats du Christ (les païens étant alors ceux qui sont exclus de cette armée
[2]).
Tertullien (v.150~v.230) valorise les
milites christi, « les soldats du
Christ, les chrétiens » contre les
pagana fides « ceux qui croient au pays, les fidèles de la religion impériale »
[3]. C'est la référence morale de l'«
Opus Dei »
catholique, de l'«
Armée du Seigneur »
orthodoxe et de l'«
Armée du salut »
protestante, ainsi que des anciens ordres de moines-soldats.
Dans le second cas, les Chrétiens sont identifiés aux citoyens romains vivant en collectivité (et «
paganus »,
dans le sens d'« homme du pays », d'« indigène » non-citoyen conservant
les religions antérieures, apparaît dans la langue littéraire à la fin
du
IVe siècle, sans qu’il y ait de connotation dépréciative). Le premier auteur à utiliser «
paganus » est Marius Victorinus
[4]. «
Paganus »
fonctionne toujours en rapport d’opposition à l'idée d'association, de
collectivité, de communauté, et c’est à travers cela qu’il faut
chercher l’origine du sens médiéval de païen. D'ailleurs, le paganisme
n'était pas spécifiquement rural et il est resté longtemps bien ancré
dans les villes et fort répandu dans les élites intellectuelles. C'est
le cas en particulier à
Rome où le
Sénat était encore à majorité païenne sous
Théodose Ier. Ce n'est donc pas au sens de « paysan » que
paganus a été utilisé dans le domaine religieux. Jusqu'à une époque assez tardive, une bonne partie du
clergé chrétien des régions occidentales est d'origine orientale et souvent rurale : grecque, syrienne, égyptienne, et «
paganus » ne semble donc pas s’opposer pas à
urbanus et n’est pas un synonyme de
rusticus. Le terme n’a rien à voir avec le monde paysan, sauf en de rares cas, comme chez
Paul Orose.
Philastrius utilise ce terme en donnant une explication qui confirme qu’à la fin du
IVe siècle «
Paganus » est un équivalent d’«
Hellène » (terme par lequel les
Grecs du moyen-âge désignaient leurs ancêtres polythéistes, alors qu'eux-mêmes se définissaient comme
Rhômaioi : « Romées », signifiant : « Romains chrétiens »). Chez
St-Augustin, on trouve un rapprochement entre « pagani » et « gentiles », mais, en général l’évêque d’
Hippone emploie
paganus sans explication, pour désigner les non-chrétiens. Dans le code de
Théodose II, empereur
romain d'orient, en (409),
païen remplace définitivement l'ancien terme de «
gentils », pour désigner toutes les croyances non-chrétiennes
[5]. Dans le code Théodosien, au titre
De paganis sacrificiis et templis, il est écrit qu’il faut détruire les lieux de culte païens avec toutes leurs idoles (une perte inestimable du point de vue
artistique).
Puis :
Dans le
judaïsme ancien, les
païens étaient tous ceux qui ne reconnaissaient pas le
Dieu d'Israël, les «
goys » (les « nations »), qui ne connaissaient pas le culte du « seul vrai Dieu »
[réf. nécessaire]. C'est donc un terme générique qui n'entend pas définir mais désigner globalement. Les Chrétiens considèrent que les
Évangiles, s'appuyant sur l'
Ancien Testament, développent et ne contredisent pas le judaïsme : pour eux, le
christianisme est donc l'héritier du judaïsme.
Donc non seulement cela reste un terme péjoratif mais en plus cela n'est pas Indo Européen ( le christianisme bien entendu je vous donne l'islam et le judaisme en cadeau

).