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Otton Prince

Nombre de messages: 998 Localisation: Repertoireuropeen (Blog) Date d'inscription: 19/10/2008
 | Sujet: Comme un roman ! Ven 06 Nov 2009, 12:39 am | |
| «... Découvrir ce que seul un roman peut découvrir, c'est la seule raison d'être d'un roman. Le roman qui ne découvre pas une portion jusqu'alors inconnue de l'existence est immoral. La connaissance est la seule morale du roman. » (L'ART DU ROMAN, Milan KUNDERA, Gallimard)
Dernière édition par Otton le Mer 18 Nov 2009, 9:15 pm, édité 1 fois |
|  | | Otton Prince

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 | Sujet: Re: Comme un roman ! Ven 06 Nov 2009, 12:41 am | |
| Kaputt " Le lac était comme une immense plaque de marbre blanc sur laquelle étaient posées des centaines et des centaines de têtes de chevaux. Les têtes semblaient coupées net au couperet. Seules, elles émergeaient de la croûte de glace. Toutes les têtes étaient tournées vers le rivage. Dans les yeux dilatés on voyait encore briller la terreur comme une flamme blanche. Près du rivage, un enchevêtrement de chevaux férocement cabrés émergeait de la prison de glace... Les soldats du colonel Merikallio descendaient au lac et s'asseyaient sur les têtes des chevaux. On eût dit les chevaux de bois d'un carrousel. " Correspondant de guerre sur le front de l'Est, Curzio Malaparte campe avec une grande finesse l'enfer dans lequel est plongée la vieille Europe. D'un dîner ubuesque avec Hans Frank, général-gouverneur de Pologne, aux paysages apocalyptiques d'une Russie exsangue en proie aux criminels de la Wehrmacht, en passant par les garden-parties décadentes d'une aristocratie romaine toute dévouée au fascisme, Malaparte scrute, en chroniqueur implacable, les horreurs de la guerre et nous emporte dans le récit hallucinant et halluciné de la misère du monde. Curzio Malaparte (1898-1957), figure politique et littéraire du XXe siècle, est l'auteur de nombreux romans et essais. Kaputt est unanimement considéré comme son chef-d'œuvre. La peau " Tu aimerais, dis, une petite fille à trois dollars, disais-je à Jack. - Shut up, Malaparte. - Ce n'est pas cher après tout, une petite fille pour trois dollars. Un kilo de viande d'agneau coûte bien plus cher. Je suis sûr qu'à Londres ou à New York une petite fille coûte plus cher qu'ici, n'est-ce pas, Jack ? - Tu me dégoûtes, disait Jack. - Trois dollars l'ont à peine trois cents lires. Combien peut peser une fillette de huit à dix ans ? Vingt-cinq kilos ? Pense qu'un seul kilo d'agneau, au marché noir, coûte cinq cents lires, c'est-à-dire cinq dollars !" | Wikipédia a écrit: | L'auteur :
Curzio Malaparte, de son vrai nom Kurt-Erich Suckert (né le 9 juin 1898 à Prato en Toscane, mort le 19 juillet 1957 à Rome) était un écrivain, journaliste, correspondant de guerre et diplomate italien. Il est surtout connu en Europe pour deux ouvrages majeurs : Kaputt et La Peau.
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Entre-deux guerres Il adhère alors au parti fasciste et devient pour un temps un théoricien du fascisme alors qu'au sein du mouvement, les partisans du courant strapaese (retour à la nature) et le courant Stracittà (futuriste et technologique) s'opposent. Malaparte ne prend pas parti et tout en écrivant des articles strapaese pour le journal Il Selvaggio, il fonde simultanément la revue 900 (cahiers d'Europe et d'Italie), revue intellectuelle et d'avant-garde à laquelle collaborent aussi bien Pablo Picasso que James Joyce ou des dadaïstes comme Philippe Soupault.
En 1923, dans L'Italie contre l'Europe, traduit en français en 1927, il interprète le fascisme comme un syndicalisme politique et invoque la pensée de Georges Sorel et de Filippo Corridoni. Mais, ses relations avec le fascisme se détériorent lorsque, se revendiquant du fascisme révolutionnaire de 1919, il dénonce les dérives réactionnaires de Mussolini, notamment dans Monsieur Caméléon (1929) et Le soleil est aveugle (1941), où il condamne l'agression italienne contre la France.
Postérité littéraire Il y a des parentés d'écorchés vifs entre les vies et les œuvres de Louis-Ferdinand Céline et de Curzio Malaparte.
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Selon l'Encyclopædia universalis, « L'écriture de Malaparte fait éclater les genres ; Les Maudits Toscans (Maledetti Toscani, 1956) constituent un développement de cette tendance vers le roman-essai : les observations se font toujours plus incisives, le ton polémique devient insoutenable et s'applique à la fois aux idéologies en général et aux mœurs italiennes en particulier. »
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Pourtant, Milan Kundera a fait, dans son livre (essai) Une rencontre, un bel éloge, un exercice d'admiration de romancier européen, face à la puissance des États-Unis d'Amérique. Malaparte se situe plus proche de Pétrarque que de Garibaldi. Plus proche du poète humaniste que du combattant patriote, donc. C'est dire aujourd'hui l'« inactualité » de cet écrivain intempestif, plus admiré en France qu'en Italie. Giuseppe Ungaretti, représentant la poésie, fut présent lors de son enterrement. (Voir ci-dessous les images d'archives de La Stampa). Il apparaît nécessaire de lever la véritable « malédiction » qui pèse sur la représentation de l'homme Malaparte, dont le nom est si souvent encore associé au fascismo. Eugenio Montale a dit de Malaparte qu'il fut « un exquis causeur et un grand esprit à l'écoute plein de tact et d'éducation. » Cet homme moderne par son élégance verbale et la grâce de sa plume, « dandy » tant décrié, est devenu au fil du temps un écrivain classique. La relecture de Kaputt et de La Peau témoigne de cette maîtrise du style, de son art littéraire ainsi que de son architecture narrative. Il fut un exceptionnel reporter, un chroniqueur halluciné doublé d'un écrivain inclassable, dans la tourmente de la première moitié de l'Europe du vingtième siècle en pleine décompositon. Comme l'écrivait l'intellectuelle et femme politique italienne Maria-Antonietta Macciocchi, amie de Pier Paolo Pasolini, à propos de Malaparte (cet « écrivain des idées » selon Eugenio Montale) : « L'Européen émerge au-dessus d'un horizon gris qui voulait le condamner au silence. Vers l'an 3000... »
— Maudit Toscan certes, mais Européen exemplaire.
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|  | | Otton Prince

Nombre de messages: 998 Localisation: Repertoireuropeen (Blog) Date d'inscription: 19/10/2008
 | Sujet: Re: Comme un roman ! Ven 06 Nov 2009, 1:03 pm | |
| Le Vitriol de lune Le Vitriol de Lune est un roman écrit par Henri Béraud publié en 1921 et ayant reçu conjointement le prix Goncourt en 1922 avec Le Martyre de l'obèse du même auteur. Le Martyre de l'obèse "Vous me demandez si je fais partie des Cent kilos ? Oui, messieurs, et je m'en flatte. C'est une assemblée d'hommes sages, la dernière sans doute où l'on se réunit pour la joie de s'entre-regarder. Voilà un plaisir que les maigres ne connaissent pas ; ils vivent dans l'aigreur et dans la crainte." Le Flâneur salarié " BÉRAUD a l'œil exact et le mot juste pour relever le détail, l'anecdote et l'ombre portée. Il dit "je" et il l'écrit. En ce temps là, les reporters ne souffraient pas d'éditorialite galopante. Ils ne se mettaient en scène que pour les besoins de la cause : colorer le récit, camper la scène, incarner l'histoire. " (Pierre Assouline) HENRI BÉRAUD (1885-1958) est entre les deux guerres l'explorateur des coulisses de l'Europe. Partout où la mort et la violence inspirent l'inquiétude, il est là. À Rome où le pape Benoît XV est mort. À Athènes où le roi Constantin fusille ses ministres. À Rome encore où Mussolini achève sa " marche " victorieuse. À l'île de Ré au départ vers le bagne. À Clairvaux et à Rennes dans les prisons. L'auteur :| Wikipédia a écrit: | Henri Béraud, né à Lyon le 21 septembre 1885 et mort à Saint-Clément-des-Baleines sur l'île de Ré le 24 octobre 1958, est un romancier et journaliste français.
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Cérémonie d'écrivains sur la tombe de Béraud
Le 14 juillet de chaque année, à Saint-Clément-des-Baleines (Île de Ré), une cérémonie sur la tombe de Henri Béraud est organisée, suivie d'un colloque sur les écrivains (« écrivains maudits et politiquement incorrects », comme les qualifie l'Association Rétaise des Amis d'Henri Béraud, plusieurs étant d'extrême droite, d'autres des anarchistes de droite) regroupant les associations d'amis d'Henri Béraud, Alphonse de Châteaubriant, Robert Brasillach, Jean de La Varende, Henry de Monfreid, André Fraigneau, Léon Bloy, Pierre Drieu La Rochelle, Louis-Ferdinand Céline, Pierre Gripari et Jacques Chardonne. |
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|  | | Otton Prince

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 | Sujet: Re: Comme un roman ! Ven 06 Nov 2009, 1:28 pm | |
| Gentilhomme d'Amour, Nez-de-Cuir Gentilhomme d'Amour, Nez-de-Cuir, Roger de La Tainchebraye, règne sur une cour innombrable. Et l'on ne connaît guère, en Normandie, de femme qui ait longtemps résisté à son charme. Sa prestance, son regard de feu, son audace resplendissent sur un fond de triste légende. Le jeune homme porte un masque pour cacher l'horrible blessure reçue pendant les guerres de l'Empire. Il séduit pour se rassurer et être aimé malgré sa laideur cachée. Puis le jeu de la séduction l'enchaîne " J'ai perdu mon âme, avoue Nez-de-Cuir, je ne suis qu'un corps et, en perdant mon âme, j'ai perdu celle des autres. " Ce roman, le plus emblématique de l'œuvre de La Varende, célèbre la femme et les sens. Ce héros, ce don Juan, qui s'est châtié lui-même pour retrouver Dieu, est " un homme qui crève toutes les littératures et court effervescent, en riant, en aimant, en pleurant, en saignant. " Le Centaure de Dieu Ce roman appartient au premier cycle de La Varende, le « cycle des Tainchebraye-La Bare », qui comprend les trois romans : Nez-de-Cuir, gentilhomme d'amour (1937), Man' d'Arc (1939) et Le Centaure de Dieu (1938). Écrit au Chamblac entre 1934 et 1937, ce roman a été publié en 1938, aux éditions Bernard Grasset. Il a reçu la même année le Grand Prix du roman de l'Académie française. L'auteur| Wikipédia a écrit: | Jean Balthazar Marie Mallard de La Varende Agis de Saint-Denis, baron Agis de Saint-Denis, vicomte de La Varende, connu sous le nom de Jean de La Varende, né le 24 mai 1887 au château de Bonneville à Chamblac (Eure), mort le 8 juin 1959 à Paris, est un écrivain français.
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Les publications vont dès lors se succéder, chez Plon ou chez Grasset. Ses succès littéraires lui permettent de poursuivre la restauration du château de Bonneville, au Chamblac. Ses livres sont salués par des critiques, notamment dans les milieux de droite comme Maximilien Vox, et d'extrême-droite tels Thierry Maulnier et Robert Brasillach. En 1936, il entre à la Société des gens de lettres et le 8 mai, remporte le « Prix des Vikings » pour son recueil Pays d'Ouche (1740-1933), paru en 1934.
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En 1942, l'auteur fut élu à l'Académie Goncourt. Toutefois, La Varende démissionna de l'Académie Goncourt en décembre 1944, ce qui lui évitait peut-être une exclusion. En décembre 1943, une minorité d'académiciens Goncourt (Rosny jeune, René Benjamin, Sacha Guitry, La Varende), avait refusé d'entériner l'élection d'André Billy (préféré à Paul Fort, réputé antisémite), qui avait éreinté Guitry et La Varende dans divers articles et qui incarnait le refus de la « collaboration ». L'élection de Billy ne fut validée que le 23 décembre 1944, après la démission de La Varende. Sa faveur auprès du public ne se démentira pourtant pas, son enthousiasme à écrire non plus. |
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|  | | Otton Prince

Nombre de messages: 998 Localisation: Repertoireuropeen (Blog) Date d'inscription: 19/10/2008
 | Sujet: Re: Comme un roman ! Sam 14 Nov 2009, 7:14 pm | |
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Marcel Aymé, né en Bourgogne, attaché à sa région d'origine, la Franche-Comté, est resté très à l'écart des milieux intellectuels, ce qui l'a fait classer dans l'étiquette "anarchiste de droite'. Ses amis : Céline et Robert Brasillach, voir Roger Nimier ( Pol Vandromme, Marcel, Roger et Ferdinand, La Revue célinienne n° 7-8, Bruxelles, 1984, 193 p) |
|  | | Otton Prince

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 | Sujet: Re: Comme un roman ! Sam 14 Nov 2009, 7:28 pm | |
| Arthur Koestler était un romancier naît dans une famille hongroise juive ashkénaze et de langue allemande, qui a fait partie du comité d'honneur de la Nouvelle École, liée à la Nouvelle Droite. Il a adhéré à la cause sioniste. Koestler devient le plus jeune président des associations d'étudiants sionistes et le co-fondateur du Betar  . En 1976, à la recherche de ses origines, il écrit La treizième tribu, premier ouvrage qui conteste la thèse de l'expulsion des Juifs de Palestine par les Romains, qui avance l'idée d'une conversion massive de non juifs par des prédicateurs juifs, en Europe de l'Est (royaume khazar) et en Afrique du nord (Kabylie). Les idées de Koestler seront reprises trente ans plus tard par l'historien israélien Shlomo Sand dans Comment le peuple juif fut inventé. En 1979, il fait partie du comité d'honneur de la Nouvelle École, liée à la Nouvelle Droite. L'Encyclopædia Britannica lui est redevable de nombreux articles. Un des très bon romans : |
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