Lors du dernier congrès à Salzbourg, en avril 2005, la FPÖ a porté à la présidence Heinz-Christian Strache (représenté sur l'affiche supra). Âgé de 35 ans, Heinz-Christian Strache, chef de la FPÖ de la capitale, Vienne, et considéré comme un représentant de l'aile la plus dure de la droite, a obtenu 90,1 % des voix des 431 délégués présents. À l'annonce du résultat, il a été porté en triomphe au podium par plusieurs délégués. Il a parlé d'Haider comme d'un « Michael Jackson de la politique intérieure qui a tellement changé que ses proches ne le reconnaissent plus ». Il a aussi déclaré que Vienne ne doit pas devenir Istanbul (cf. affiche) et que l'Union européenne n'est pas [leur] patrie. Il a également demandé aux 13 députés de la FPÖ au Parlement de ne souscrire qu'aux projets de loi favorables à l'Autriche.
Le 6 mars 2006, la FPÖ lance une campagne intitulé "Stoppt den EU-Wahnsinn!" ("Non à la folie de l'Europe!") pour un référendum contre l'Union européenne, contre l'adhésion de la Turquie à l'Union européenne et contre l'immigration musulmane. L'objectif est d'obtenir pour cette demande populaire, lancée sous le slogan "Österreich bleib Frei!" ("Autriche, reste libre!"), la signature de 100.000 Autrichiens, ce qui obligera le Parlement à en débattre. Selon un sondage, 80% des autrichiens sont opposés à l'adhésion de la Turquie.1
Aux élections législatives du 1er octobre 2006, le parti obtient 11,2 % des voix et 21 sièges, soit un meilleur résultat qu'en 2002, avant la scission. Mais la constitution d'une grande coalition droite-gauche, qui aboutit en janvier 2007, le rejette cependant définitivement dans l'opposition.
Lors des législatives anticipées du 28/09/2008, la FPÖ réalise 18% tandis que le BZÖ fait 11% ce qui fait un total de 29% pour l'extrême droite autrichienne.
J'ai l'impression que la démocratie est plus actuelle en Autriche qu'en France, quand je vois qu'avec 11,2% des voix on obtient 21 sièges. Pourtant, j'ai jamais vu les observateurs de la démocratie de l'Union EUropéenne venir s'intéresser au cas français, comme ils l'avaient fait pour l'Autriche quand Haider était aux affaires...