| | | Débat sur l'identité nationale | |
| | Auteur | Message |
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Tim
Esunsis Abri de l'Âtre


Nombre de messages: 1088 Date d'inscription: 20/06/2008
 | Sujet: Débat sur l'identité nationale Sam 31 Oct 2009, 3:51 pm | |
| Un "historien" considère que se référer constamment au passé est anormal... | Citation: | PARIS - La rhétorique sarkozyste autour de l'identité nationale est en grande partie empruntée à l'extrême droite actuelle et aux penseurs nationalistes, du XIXe siècle jusqu'au régime de Vichy, estime un historien. L'expression "identité nationale" a été importée en France par le Front national dans les années 1980, remplaçant la formule "idée nationale", explique Régis Meyran, docteur à l'Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS). "Il me semble évident qu'il puise en grande partie dans le registre de l'extrême droite et que c'est calculé", ajoute l'historien, auteur cette année d'un livre sur la question. Nicolas Sarkozy a écrit dans une lettre de mission adressée en mars dernier à Eric Besson, son ministre de l'Immigration et de l'Identité nationale, qu'il fallait être fier "d'avoir restauré en France un discours assumé sur l'identité nationale". Il s'agit effectivement du retour dans le débat politique de ce thème, abandonné par les grands partis républicains. "J'imagine qu'il y a derrière ses discours sur ce thème la patte de son conseiller spécial Henri Guaino, qui choisit des formules qui frappent l'imaginaire français. Ce sont des phrases choisies, pas neutres", estime Régis Meyran. "Il faut éviter l'anachronisme, mais il y a une rhétorique chez Nicolas Sarkozy soit inspirée d'une certaine nostalgie coloniale, soit qui fait référence à une vision fermée de l'identité qui renvoie au nationalisme, parfois sous les formes extrêmes", résume Régis Meyran. La nation vue par Nicolas Sarkozy s'attache à des symboles, tels que l'hymne, le drapeau, la culture ou la langue. C'est un article d'une loi qu'il a présentée en 2002, lors qu'il était ministre de l'Intérieur, qui crée l'infraction pour "outrage au drapeau tricolore ou à l'hymne national". HÉRITAGE DU PASSÉ "Toujours se référer à des symboles passés, c'est un peu ambigu. Il y a le danger de percevoir tout ce qui est étranger à cette tradition comme une menace", estime l'historien. Des deux discours sur la nation développés dans les années 1980, l'un tenu par l'extrême droite, l'autre portant les valeurs du métissage, Nicolas Sarkozy aurait choisi le premier. "Ça laisse quand même supposer que les autres ne sont pas comme nous, que ça doit se mériter d'être Français." De fait, le chef de l'Etat souhaite des cérémonies plus solennelles lors de toute accession à la nationalité française. "L'idée que ça se mérite est défendue par le démographe Jacques Dupâquier, proche de l'extrême droite", rappelle Régis Meyran en référence à ce membre du Club de l'Horloge, un groupe de réflexion rassemblant des penseurs de droite, qui est "pour une sélection des étrangers les plus méritants". Lundi, lors de la présentation de son plan de soutien à l'agriculture, Nicolas Sarkozy a fait le lien entre la nation et la terre qui "fait partie de cette identité nationale". Régis Meyran y voit un retour à des thèmes chers au régime de Vichy entre 1940 et 1945, pour qui "la terre ne ment pas". "C'est un thème qui traverse une certaine droite et trouve son paroxysme au moment de Vichy", dit-il. La référence à la terre se retrouve aussi dans l'oeuvre de l'écrivain et homme politique Maurice Barrès, à la fin du XIXe siècle. Il fait l'apologie de "La terre et les morts", fondements selon lui de la conscience nationale. Mais Nicolas Sarkozy convoque aussi des thèmes anciens de la gauche, lorsqu'il embrasse d'un même geste durant sa campagne présidentielle la culture des ouvriers et des paysans. "Il mélange les différents registres. Dans les années 1930, surtout à gauche, il y avait la défense des valeurs paysannes et ouvrières avec un renouveau très fort du folklore, par exemple dans les congrès du PC", explique Régis Meyran. |
http://www.lexpress.fr/actualites/2/l-identite-nationale-heritage-de-l-extreme-droite_824617.html |
|  | | LeParia Centurie

Nombre de messages: 57 Age: 21 Localisation: Paris Date d'inscription: 12/10/2009
 | Sujet: Re: Débat sur l'identité nationale Dim 01 Nov 2009, 2:52 pm | |
| "La nation vue par Nicolas Sarkozy s'attache à des symboles, tels que l'hymne, le drapeau, la culture ou la langue" C'est bien beau tout ça, mais que penser quand sa politique consiste à imposer toujours plus d'homogénéisation, au niveau européen (qui tue nos terroirs ex: vin rosé; certes il y a les AOC, mais c'est une RéACTION aux politiques libérales de bruxelles) mais aussi mondial (l'humour français disparait, desproges ne fait plus rire, c'est devenu moins drôle qu'un clip MTV); que penser de Nico quand il détruit les système éducatif français, transformant les nouvelles générations en consommateur passif, peu au fait de leur Histoire, de leur passé; que penser enfin de la politique qui consiste à falsifier l'Histoire pour mieux introduire le mensonge qui affirme que l'Europe serait débitrice envers le tiers-monde ? Donc oui, j'admire le talent de nos gouvernants. Magnifique, en 2012, nous revoterons tous pour nico, car il aura tenu ses promesses. Ou mieux, on votera pour les socialistes qui nous promettrons juste la même chose et agiront de même. |
|  | | Nico de Paris Prince

Nombre de messages: 431 Localisation: Paris Date d'inscription: 28/03/2009
 | Sujet: Re: Débat sur l'identité nationale Dim 01 Nov 2009, 4:49 pm | |
| Fini tout ça ... la France est un espace commerciale, comme toute l'Europe. Les Usa et les chinois vont nous la mettre profonde (car eux ils ont encore des valeurs ...) Bref vivement la guerre civile en Europe  _________________ BLEU BLANC ROUGE
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|  | | Otton Prince

Nombre de messages: 1024 Localisation: Repertoireuropeen (Blog) Date d'inscription: 19/10/2008
 | Sujet: Re: Débat sur l'identité nationale Dim 01 Nov 2009, 5:34 pm | |
| | LeParia a écrit: | "La nation vue par Nicolas Sarkozy s'attache à des symboles, tels que l'hymne, le drapeau, la culture ou la langue"
C'est bien beau tout ça, mais que penser quand sa politique consiste à imposer toujours plus d'homogénéisation, au niveau européen (qui tue nos terroirs ex: vin rosé; certes il y a les AOC, mais c'est une RéACTION aux politiques libérales de bruxelles) mais aussi mondial (l'humour français disparait, desproges ne fait plus rire, c'est devenu moins drôle qu'un clip MTV); que penser de Nico quand il détruit les système éducatif français, transformant les nouvelles générations en consommateur passif, peu au fait de leur Histoire, de leur passé; que penser enfin de la politique qui consiste à falsifier l'Histoire pour mieux introduire le mensonge qui affirme que l'Europe serait débitrice envers le tiers-monde ?
Donc oui, j'admire le talent de nos gouvernants. Magnifique, en 2012, nous revoterons tous pour nico, car il aura tenu ses promesses. Ou mieux, on votera pour les socialistes qui nous promettrons juste la même chose et agiront de même. |
La nation vue par Ségolène s'attache aussi à des symboles, tels que le drapeau. Chacun à fait référence, à leur manière, à l’identité nationale. Sauf que Sarkozy a un électorat plus conservateur et donc moins choqué dès que l'on en parle. Ségolène fait référence à l’identité nationale que lorsque Sakozy l'invoque. Rappelons que pour Ségolène l'identité française commence avec la révolution française et la terreur. Vive ses références. Franchement, elle me fait peur.
| Citation: | | Un "historien" considère que se référer constamment au passé est anormal... |
Cette historien devrait plutôt critiquer les suppressions des postes au Capes et à l’agrégation d’histoire… Et on sait tous que le gouvernement veut supprimer les concours du professorat des écoles, l'histoire comme discipline obligatoire. L’identité nationale, c’est une construction historique, et comme toute construction, elle a un côté artificiel. On est donc obligé de se référer un peu constamment au passé dès que se l'on met à parler d'identité nationale. Si nos ancêtres ne se seraient pas référé au passé, comme le disait Jacque le Goff, le sentiment national n'aurait pas été manifesté dès le Moyen Age ou plus précisément à la fin de la guerre de Cent ans. Et le royaume de France ne serait pas né si tôt voire jamais. Et peut-être que l'on parlerait tous latin ou anglais.
Bon LeParia, le cadre national est d'une certaine mesure menacé par la construction européenne et les particularismes régionaux, mais tu sais que moi je défends un patriotisme et une identité européenne , pas un nationalisme européen. Et puis cette menace a surtout le mérite de remettre en cause l'État-Nation, la souveraineté et le républicanisme typiquement franco-français. Crois le moi, les travaux universitaires se sont bien réveillés de ce coté là. De plus par rapport aux identités régionales, elles ne sont en rien incompatibles avec l'identité française. A partir du moment que l'identité françaises (patriotisme + nationalisme) surplombe les identités régionaux, il ne devrait avoir aucun problème.
Enfin, le débat sur l'identité nationale a eu le mérite de révéler certains potentiels gauchistes comme quoi le port de la burqa est compatible avec les valeurs républicaines alors qu'en plus l'immense majorité des Français est hostile au port de la burqa (et l'étoile juif ?). Jamais vu une gauche aussi courageuse pour affronter l'opinion publique du peuple. En revanche, la France de Vichy, c'est un incompatible avec les valeurs républicaine et l'identité française, c'est fasciste : vive le débat !!  |
|  | | Otton Prince

Nombre de messages: 1024 Localisation: Repertoireuropeen (Blog) Date d'inscription: 19/10/2008
 | Sujet: Re: Débat sur l'identité nationale Jeu 19 Nov 2009, 11:48 am | |
| Je prend les meilleurs positions (parmi...) du site debatidentitenationale.fr (géré par... M. Yahya El Mir !) : Denis Tillinac, écrivain « Si on démagogise en occultant notre mémoire, ou en la dénigrant, ou en l’affadissant, pour succomber au mirage d’un « multiculturalisme » flou, on fractionnera le peuple français en entités harmonieusement rivales et durablement inassimilables. La France a vocation à élaborer des métissages subtils, en prenant son temps et sans forcer les doses. Le cosmopolitisme ne convient pas à sa nature. Il existe un art de vivre, un tour d’esprit, une relation à l’altérité, à la féminité, à la fraternité proprement français. Chacun de nous peut s’en imprégner, et contresigner ainsi dans son for intime sa carte d’identité.[…] » (Source : Marianne, 16/11/09) Mona Ozouf, Historienne « […] Ce débat est intéressant. Il est utile de se demander de quoi nous sommes faits. Il me paraît intéressant de réfléchir à la question de savoir ce que c’est d’être français. Répondre à cette question est quelque chose de tout à fait passionnant. Cela étant, le débat d’aujourd’hui me paraît tout à fait caractéristique de la tentation autoritaire française. Comment s’est construite l’identité nationale ? Nous avons fait l’apprentissage de notre vie commune à travers des associations, des églises, des syndicats, des métiers, des villes, des régions, etc. Aujourd’hui, on lance un débat sur l’identité nationale du haut vers le bas. Il est, à cet égard, caractéristique qu’on ait choisi les préfets et les sous-préfets pour organiser ce débat. Cette question venue du haut révèle au fond un manque de confiance dans l’expression démocratique spontanée. Il me semble que cela traduit un manque de foi. Je me demande par ailleurs si cette démarche ne va pas être contre-productive. Je me demande si le fait de tenter de définir une identité nationale centralisée ne va pas réveiller des démarches qui iront exactement à l’inverse de l’intention affichée et du résultat recherché. Je suis méfiante, non pas sur l’intérêt profond du débat, mais sur la manière dont il est lancé. Cette manière est typiquement française, c’est-à-dire centralisée, gouvernementale et autoritaire. » (Source : Le télégramme, 14/11/09) Chantal Delsol, Académicienne « […] Etre français, c’est par affection pour la France, tâcher de comprendre les ressorts des maladies qui nous minent, oser en dévoiler les symptômes, avoir le courage de désacraliser nos certitudes qui nous entraînent par le fond : l’uniformité et l’égalité, les privilèges des corps, et autres tabernacles. C’est aimer suffisamment la France pour vouloir la redéfinir, lui proposer d’autres piliers et d’autres rêves. » (Source : Le Figaro, 13/11/09) Dominique Venner, Ecrivain, Historien « […] Si l’on n’est pas complètement aveugle, on se demande pourquoi le désir d’identité serait légitime chez les Noirs américains, les Chinois, les Arabes, les Israéliens, les Ouigours, les Turcs ou les Maliens, mais condamnable chez les Français et les Européens ? répondre à cette question permettrait de progresser dans la compréhension de notre époque. » (Source : Valeurs Actuelles, 05/11/09) Eric Zemmour, Journaliste « […] l’UMP comme au PS, on vante les mérites de la « diversité. Ce concept sémantique est le fils du « droit à la différence » des années 80, et le frère idéologique des « accommodements raisonnables » qui, venus du Canada en passant par le traité européen de Lisbonne, nous contraignent à conclure des « compromis » avec la culture des migrants. L’antithèse de notre bonne vieille assimilation qui imposa la culture française, sa langue, son histoire, son mode de vie, aux vagues passées d’immigrants. Mais que nos élites, de droite comme de gauche, hantées par la culpabilité coloniale, fascinées par le modèle multiculturel anglo-saxon, séduites par le dépassement de la nation dans l’Europe, habitées par le mépris pour la plèbe, le « beauf », et talonnées par le capitalisme mondialisé qui a besoin de main-d’œuvre bon marché et de consommateurs « benettonisés », ont jeté aux orties depuis belle lurette. ». (Source : Le Figaro Magazine, 30/10/09) Ivan Rioufol, Journaliste « Je suggère d’inscrire symboliquement dans le préambule de la Constitution française ce qui avait été envisagé initialement pour la Constitution européenne : à savoir, une référence aux racines judéo-chrétiennes, mais aussi gréco-latines de la France.[…] Ma deuxième proposition vise à consolider la fierté d’être Français […] je suggère la rédaction d’un code commun qui devrait être soumis à l’adhésion obligatoire des nouveaux arrivants désireux d’entrer dans la communauté nationale. Parler français, connaître l’histoire du pays, s’engager à en respecter les lois, les mœurs, le mode de vie, la liberté de penser et de critiquer devraient être les conditions minimales de ce document » (Source : Le Figaro, 28/10/09) Voire inattendu : Michel Onfray, Philosophe « Pour moi, il y a deux façons de concevoir l’identité. Celle de l’identité du sang, de la race et l’autre de la raison et de l’intelligence. […] C’est une bonne occasion de dire que la France c’est la Révolution française, c’est une certaine conception de la République qui fait preuve d’ouverture, de solidarité et de fraternité. » (Source : Nouvel Observateur, 29/10/09) |
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